Don't Look Back into The Sun. Retour à la réalité. Comme une vague de sensations qui nous fait chavirer. Sans doutes le meilleur voyage de tous ceux que j'ai jamais fait. Comment le décrire, les mots sont si faible pour exprimer ces sentiments immenses qui m'envahissent. Je pourrais juste dire que tout ca va incroyablement me manqué. Ne plus avoir Thomas qui vient avec Jocelyn & Geoffrey le matin se sécher les cheveux dans notre chambre. Ne plus hurler "Banjour Ichem" dans le bus. Ne plus rire car Jocelyn ne tient pas sur ses pieds. Ne plus fredonner Oh de Micky Green avec Marie qui fait les choeurs. Ne plus regarder Po' qui nous dit qu'elle bug, les yeux dans le vide. Ne plus entendre Lo' qui s'extasie devant les minarés. Ne plus voir des images du dictateur mou à tous les coins de rues. Ne plus Chercher la blatte dans un des hotel. Ne plus se mettre du vernis dans la chambre de D'jy, Lo' & Camille. Ne plus voir Antoine & sa couette portable qui lui tient chaud. Ne plus avoir de panne d'éléctricité dans un hotel qui paraissait normal. Ne plus se mettre en short le seul jour où il fait froid. Ne plus voir les tunisiens sur leurs charettes. Ne plus entendre Léa dire "pire que tout". Ne plus prendre Benjamin en photo quand il dort. Ne plus me faire engueuler par les gens quand je chante en boucle les Libertines. Ne plus avoir Houna dans la tête. Ne plus se moquer des cheveux de Jeffrey. Ne plus éclater de rire car Thomas imite le père Calaulau " Tu m'emmerdes maintenant!". Ne plus me jeter sur Luka' en l'appelant Lulu l'ourson au citron, framboise, nature ou noix de coco. Ne plus faire des bisous à Geoffrey. Ne plus faire rire Marie avec mes étirements à la con. Ne plus être avec Po' qui se lave les dents le soir en faisant une tête de demeurée. Ne plus mourir de rire quand on prononce le mot
fiote. Ne plus entendre Po' dire qu'elle est Dieu & qu'elle regarde la situation de haut. Ne plus se prendre la tête pour un rien. Ne plus aller nous cacher dans les ruines de nos potes les romains, qui avait des zizi sacrément petits, ca change pas de l'Italie. Ne plus avoir peur quand le chauffeur du bus double deux camions sur une route où on a pas le droit de doubler. Ne plus avoir le chameau le plus dégueulasse du désert. Ne plus nous balader dans les zouk avec Vivien, Marie, Jocelyn, Po' & Aurélien à la recherche d'une chicha, d'une paire de converse ou encore d'un dromadaire en peluche. Ne plus chercher des cartes postales qu'on enverra pas. Ne plus se faire siffler ou klaxonner par des tunisiens en chaleur. Ne plus avoir mal aux pieds parce qu'on a marcher toute la journée en bensimon. Ne plus se coucher trop tard le soir. Ne plus dormir dans le bus en écoutant Las Ketchup ou encore Viva La Vida. Ne plus pleurer de rire quand Luka' dit un sandwich avec sa voix de stich. Ne plus nous faire trois chicha dans la chambre de Vivien, Jeffrey & Paul & mettre de la cendre partout, obligeant, du coup, Vivien à jouer les Cendrillons. Ne plus entendre le rire d'une fille qui était... particulier c'est ca? Ne plus dormir dans le désert entre deux araignés & un rat. Ne plus les voir, tous, dormir dans ce putain de bus ou encore chanter des chansons cons. Ne plus crier que c'est à l'arrière qu'on gueule le plus fort. Ne plus fumer une malheureuse clope le soir au balcon. Ne plus avoir ces réunions qui nous faisait tous bien chier. Ne plus jouer au billards. Ne plus glander dans les hotel. Ne plus manger bien une fois sur trois. Ne plus être avec eux*, tout simplement.
" Oh c'est très con, de partir sans rien sur le dos, juste quelques cauchemars..."
Cha*
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